Maladie de Whipple & Infections à Tropheryma whipplei

Critères diagnostiques et protocoles thérapeutiques

ATTENTION !

Ces recommandations ne concernent que l’interprétation de résultats biologiques effectués au sein de notre laboratoire. Aucun avis ne sera donné sur des examens réalisés dans d’autres laboratoires.

CAS N°1

Maladie de Whipple classique

Le traitement de la maladie de Whipple classique est untraitement à vie. La décision de mise sous traitement doit être basée sur des arguments définitifs. (hormis pour le neurowhipple qui est la seule situation d’urgence)

Une PCR positive sur la salive et/ou les selles et/ou une biopsie duodénale :

  • ne fait pas le diagnostic d’une maladie de Whipple
  • ne doit (doivent) pas faire débuter un traitement antibiotique

* il existe de rares cas d’infections digestives à Mycobactérie avec coloration de PAS positive.

 

Examens permettant de poser le diagnostic de maladie de Whipple

Maladie de Whipple et IRIS

Dans la maladie de Whipple au début du traitement, des cas de syndrome inflammatoire de restitution immunitaire (IRIS) sont rapportés. Ils se manifestent par une fièvre persistante ou d’autres symptomatologies inflammatoires (lésions nodulaires cutanées, arthrite ou perforation intestinale), mimant une aggravation clinique initiale.

Dans les IRIS nous recommandons un traitement par thalidomide à la dose initiale de 200 mg/jour puis à posologie décroissante sur 9 mois au total.

Si vous constatez une non réponse ou une aggravation à l’introduction du traitement d’attaque, nous vous proposons de nous contacter pour un conseil thérapeutique.

CAS N°2

Infections chroniques localisées à Tropheryma whipplei

Définies par l’absence de lésion anatomopathologique digestive (PAS et/ ou IHC négatives)

Endocardite à Tropheryma whipplei :

* Il existe un risque de maladie de Whipple classique secondaire.